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Longueur HT :
Largeur :
Déplacement :
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25.80 m
25.80 m
13.2 T
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Clic sur image pour telecharger le plan
géodésique des charges du trifoiler CH4,
réalisé en 84 sur le mega ordinateur CRAYone du CEA
Cadarache.
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Le descriptif (1983)
1) CONCEPTION GENERALE
L'idée originelle du premier FOILER
- effectivement réalisé et naviguant en haute mer
"PAUL RICARD" - consiste à utiliser un foil
sous le vent pour assurer la stabilité et le
plan anti-dérive. Ce bateau conçu par Alain
de Bergh a donné entière satisfaction,
malgré une construction pénalisante en
aluminium et une faible longueur à la
flottaison.
L'idée d'origine du concept du
nouveau MAXI FOILER " Charles HEIDSIECK " est
d'être le premier multicoque à obtenir une
semi-sustentation d'ensemble par plusieurs effets :
- utiliser un plan porteur pour
équilibrer l'effort latéral sur le
gréement à la place de l'immersion
d'une coque soumise à la poussée
d'Archimède, apportant une réduction de
la traînée et une diminution de surface
mouillée ;
- utiliser le bras de liaison
coque/flotteur à des fins de sustentation, la pression
statique obtenue par ralentissement de l'air dans une
tuyère divergente-convergente, la tuyère
étant constituée par le dessous du bras de
liaison, la surface de l'eau et les bordés
vertical du flotteur et coque ;
- utiliser une coque centrale
différente de celle employée habituellement en
multicoque, qui n'utilise actuellement pas l'écoulement
à grande vitesse pour la sustentation ; le planning ;
- utiliser un moteur mât/voiles
gonflables beaucoup plus puissant à surface égale
que la classique voile lattée ;
- obtenir un équilibre longitudinal
très centré de l'ensemble par l'emplacement
reculé du moteur mât/voiles et donc de la poutre
bras de liaison.
Cette semi-sustentation de l'ensemble
permet une réduction de surface mouillée
(déjà faible), une annulation des mouvements de
tangage et un meilleur fonctionnement du moteur voilure.
2) FOILS LATERAUX ET MILIEU
Les positions relatives des foils
latéraux et de la voilure sont
prépondérantes d'une part comme sur un bateau
classique pour assurer l'équilibre à la
barre, d'autre part pour régler l'enfoncement du
foil sous le vent.
Pour l'équilibre à la
barre, la poussée sur la voilure doit être
égale et opposée à celle exercée
sur le foil sous le vent, en se rapportant à un
plan horizontal. La poussée de la voilure
s'exerçant vers l'avant explique la position
avancée des foils par rapport au centre de voilure. En
plaçant arbitrairement, dès le début du
concept, la mâture au-dessus du centre de gravité
de l'ensemble, on obtient la position des foils et donc celle
des bras de liaison. Le centrage est optimum.
L'enfoncement du foil sous le vent est
difficile à équilibrer. L'idéal
correspond à une coque immergée de
vingt centimètres, évitant la ventilation
de la partie haute du foil. Si, dans un plan
perpendiculaire à l'axe du bateau, la résultante
de la poussée sur la voilure passe au-dessus du centre
de poussée sur la voilure, la composante verticale
est trop forte, le foil sort, ventile et le bateau
dérape. Si cette résultante de la
poussée du foil passe sous le centre de poussée
de la voilure, le foil s'enfonce jusqu'à ce que
l'enfoncement du flotteur rétablisse d'équilibre
avec une perte d'efficacité. C'est un moindre mal... Une
marge de sécurité est prise dans ce sens de
façon à tenir compte de la
difficulté à déterminer la position
exacte du centre de poussée sur la voilure.
Les foils sous le vent sont calculés pour une
poussée moyenne de 5.160 kg à 20 nœuds et de
7.600 kg à 25 nœuds.
Les foils seront légèrement
en avant du centre de l'aire de flottaison pour contrer
le tangage par un léger cabré de
l'ensemble.
Ces foils à profil mince (de 7
à 8 % d'épaisseur relative) sont sans incidence,
grâce à leur dessin de profil particulier, ils
supportent des vitesses très élevées sans
cavitation (+ de 35 Nds).
La quille, en position très
reculée, soutient un foil en "V"
inversé ayant pour fonction une
légère sustentation de
l'arrière (1,5t à 20 nœuds), Cette
sustentation arrière compense le cabré
dû à la vitesse. Par ailleurs, la
tenue horizontale du bateau étant stabilisée, le
travail des foils est facilité, l'aileron de
quille ayant lui, une fonction de tenue
anti-dérive de la partie arrière, les foils
latéraux poussant la partie milieu avant du bateau. Aux
allures portantes, le bateau sera tenu en ligne et
l'énergie perdue habituellement par dérapage sera
récupérée.
Enfin, cette quille protège les
safrans des chocs importants, épaves et
autres…
3) BRAS DE LIAISON A EFFET
HYPERSUSTENTATEUR
Le concept du bras en aile étant de
privilégier la portance due à l'intrados en effet
de sol, la "tuyère" est constituée par
le dessous du bras de liaison en aile et la surface de l'eau ;
le problème relevant de techniques aéronautiques,
il s'agit d'un problème d'hypersustentation en effet de
sol.
Le but recherché est de
déterminer le profil donnant le meilleur Cz,
sans être au détriment de la
traînée. La hauteur de l'aile serait
inférieure à la corde de l'aile.
L'intérêt essentiel de la formule est
la finesse élevée (rapport entre le
coefficient de portance Cz et le coefficient de
traînée Cx) ; l'inconnue principale est la tenue
sur le clapot.
Hypothèse :
- l'écoulement est permanent et
bidimensionnel (les flotteurs, foils latéraux et
coque centrale réalisant
l'allongement infini en
première approximâtion), turbulent.
- l'air est considéré comme
incompressible (vitesse maximale envisageable : UO m/s).
- augmentation de la divergence des
filets ; deux possibilités :
Augmenter l'incidence
Augmenter la cambrure
- installer un volet réglable
en fonction du vent apparent.
- rapprochement de l'intrados du filet non
déformé à l'infini :c'est l'effet de sol.
En effet, le sol figure une ligne de
courant non déformée, donc le filet à
l'infini. En fait, le rapprochement du sol diminue la
divergence en aval sur l'intrados. La combinaison des deux
effets précédents donne lieu à
l'hypersustentation en effet de sol.
- Cz étant proportionnel à la
cambrure, incite à choisir comme profil de base
déjà cambré (Gottongen n° 652). La
poussée vers le haut devrait avoisiner 2.500 kg avec 40
nœuds de vent.
Les aérodynamiciens
procéderont de la façon suivante : compte tenu du
cahier des charges qui donnera les caractéristiques
souhaitées pour le profil (coefficients de
portance, de traînée et de moment), ils
détermineront une répartition des pressions sur
l'aile en tenant compte de l'effet de plaque de la coque
du flotteur. Ces paramètres de pression constituent les
données du programme qui, en vertu des lois de la
mécanique des fluides, calculent les
coordonnées du profil.
Les formes extérieures étant
définies, il reste à chercher la manière
de remplir les volumes, c'est-à-dire à calculer
la structure en fonction des efforts mécanique du couple
de redressement. La poutre sera en carbone, époxy
et NIDA calculé par la méthode des
éléments finis (Calculs CEA de Cadarache).
En ce qui concerne la
géométrie en plan du bras-aile tourné vers
l'avant (30° par rapport à l'axe), il est rendu
nécessaire par l'obligation de privé legier le
rendement du profil sous le vent, en sachant que les routes les
plus suivies sont comprises entre 22° et 44° du vent
apparent.
En outre, cette configuration permet
un centrage maximal des poids, un recul par rapport aux vagues
et embruns, générés à l'avant du
bateau et une meilleure implantation mécanique, les
30° réduisant l'effort de cisaillement vers
l'arrière et répartissant vers le centre la
poussée du foil et du flotteur.
Le fardage est réduit de fait au
minimum.
Enfin un réglage et une
sécurité sont prévus par 2 tirants Kevlar
reliant l'extrémité du bras aile à
l'étrave, réglage fin par vérins
hydraulique.
4) MÂT AILE ET VOILE GONFLABLE
Le moteur habituel d'un multicoque
classique - foc, mât tournant et grand-voile
lattée à fort rond de chute - est très mal
adapté aux vitesses atteintes actuellement : beaucoup de
trainée, rendement très faible, rond de
chute rendant les manœuvres difficiles, voiles fragiles,
etc.
Sachant par ailleurs, que les
rendements - notés de 1 à 10 - pour
différentes formules donnent très
approximativement, à surfaces égales.
1,70 voiles + Mâtures classique
1,85 voiles classiques + mât tournant
2,45 voiles épaisses + mât
tournant
2,80 voiles épaisses + mât
tournant + fente
5,00 rotor + aspiration couche limite
La formule : voiles épaisses +
mât tournant + fente (en gardant bien la
possibilité d'un génois léger classique
pour le petit temps) parait s'imposer.
Le dessin du mât aile dépend
du profil choisi (NACA 65 A 012 ) et, à partir du
moment de redressement maxi de 89600 mkg, la compression sur
le mât est évaluée à 57,6 t,
dont 16 t encaissées par la poutre bras de
liaison et le haubanage latéral, 25,4 t par
l'étai. Le mât pourrait être fabriqué
à partir de profil existant ou extrudé en deux
parties. (Pas de PATARAS).
En ce qui concerne la voilure, nous
avons opté dès le départ pour une voilure
gonflée et non rigide : un poids inférieur et une
relative facilité de mise en œuvre semblent
primordiaux.
L'idée originelle consiste, en
partant de l'âme centrale en voile classique mais sans
rond de chute, à marier deux poches en tissu mixte
étanche venant de part et d'autre à 50% de la
corde du profil.
Après avoir pris connaissance du
projet, la société ZODIAC propose une voile
épaisse gonflée entièrement (foc +
grand-voile) par la pression d'arrêt du vent, gonflement
effectué par deux écopes en tête des
voiles, le profil étant réalisé par
lassage interne des goussets de lattes. Un prototype de foc
gonflable par ce procédé est à
l'étude sur un KELT 8,50 m.
D'autre part, Mr Verrier - de la
Société ZODIAC - s'occupe d'adapter un mât
tournant à cette voile. Un amortisseur en pied de
mât a été proposé pour
installer l'ensemble du moteur mât aile + voilure
gonflable sur suspension ... (éviter les pics de
compression).
Le roulement de pied de mât est un
"SKF" classique du commerce sur roulement de
portée semi-sphérique, fonctionnant dans la
graisse, derrière des joints
d'étanchéité.
Il est à noter que ce moteur
mât aile + voile gonflable est particulièrement
adapté pour fonctionner sur un foiler, du fait du
peu de mouvement brutaux, ce genre de mouvements est d'autant
plus néfastes que le moteur est sophistiqué. Le
principe général de sustentation par plusieurs
points favorise encore ce concept.
5) COQUE CENTRALE ET FLOTTEURS
Les coques actuellement utilisées en
multicoque tiennent plus du tube trop plein à
l'arrière que de la carène balancée sur
toute sa longueur. L'idée actuelle est que, au niveau de
la traînée - et tout le monde est d'accord sur ce
fait - des carènes aussi fines n'ont pas de vitesse
limite.
L'ennui vient du fait que, d'une part
à la moindre surcharge ce genre de carène est
pénalisé en surface mouillée par des
fIancs verticaux, d'autre part, vu leur conception longue et
étroite, il n'y a aucune réduction de surface
mouillée avec la vitesse, voire un coulage de
l'arrière au vitesse limite de carène dû
à un rock arrière trop prononcé et un
risque d'enfournement.
Nous avons donc choisi une carène,
longue, étrave verticale, avec une forme de l'avant
à l'arrière très progressive,
permettant (à longueur équivalente) la
vitesse d'une carène tubulaire, mais ensuite, sans
transition brutale, permettant de monter progressivement et
horizontalement avec l'accélération de
l'écoulement. La réduction de surface
mouillée au niveau des flancs de la carène et de
l'étrave devenant rapidement effective, et ceci
d'autant plus qu'un surcroit de vitesse augmente la portance
des foiIs, diminue la trainée par
allègement de l'ensemble, constituant un
redoutable cercle positif.
Le principal avantage de cette formule est
donc la réduction de surface mouillée de la coque
; malgré 25 m de LWL contre 23,16 m pour " FORMULE
TAG ", nous arrivons seulement à 47 m2 contre 79 m2
pour " TAG " : une différence fantastique...
Le foiI sous le vent représente en
surface à peine la dérive et le safran
supplémentaire des catamarans ou trimarans. Le rapport
voilure/surface mouillée devient extraordinaire pour le
MAXI FOILER : 5,42 m² contre 2,91 m² pour " TAG
" (ceci mal gré un rapport voilure /
déplacement raisonnable de 25,5 m²/t, compte
tenu du bon rendement de la voilure gonflable…).
Un autre avantage est l'absence quasi
totale de dérive du MAXI FOILER, à opposer
à la dérive des coques de catamarans avec le
supplément de traînée engendré par
le tiers arrière de deux coques et des dérives,
ceci expliquant probablement l'impossibilité de pointer
des catamarans.
Pour ce qui est des flotteurs, nous avons
limité le volume de chacun à 5m3 afin de limiter
leur longueur à 10,50 m limitant ainsi le choc dus aux
vagues et ne pas induire trop de torsion dans la poutre.
Leur finesse est comparable à celle des flotteurs
de catamarans : 5 m3 à ajouter au demi-volume du bras de
liaison, 12 m3 en cas de chavirage, dérapage. Ce
volume du flotteur sous le vent ajouté à celui du
bras en aile de liaison rend les Maxi-Foiler pratiquement
inchavirable.
6) STABILITE ET EVALUATION DES CONTRAINTES
La stabilité latérale obtenue
avec une envergure de 26,000 m est considérable : le
moment de redressement maxi est évalué a 89 600
mkg+ sans sécurité (à 25 nds portance foil
= 7,658T).
La stabilité longitudinale a
été soignée en centrage maxi des poids,
à partir de la position du moteur mât aile
(1 200 kg) sur le centre de gravité
général. Le centrage de la poutre est
axé en arrière de ce centre de
gravité général (2 200 kg).
Ce trimaran ne peut enfourner et naviguer
toujours avec un " cabré " de1° à
2° d'assiette positive.
Marseille, le 10 Juin 1983
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Vaton Design - 11a, rue Haxo - 13001
Marseille - phone: 33 (0)4 91 54 00 00 - fax: 33 (0)4 91 54 82
40 - e-mail: vatongilles@orange.fr
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